© Marie Greulich
Brahim Bouchelaghem
Danse | mercredi 21 nov. > 20h | grand théâtre
À VOIR EN FAMILLE DÈS 12 ANS
Hiya (Elle) c’est une femme : sa mère. Cette force tranquille dont il croyait tout connaître, jusqu’à ce qu’elle se dévoile, enfin, au coin d’une table de cuisine. Il a fallu insister pour que cette «dame exemplaire», qui ne s’était jamais autorisé aucune plainte, accepte de confronter la dure réalité de sa vie aux souvenirs de son fils. Mais derrière ce parcours individuel, il y a le sort de toutes ces mères et épouses, qui ont renoncé à leur libre arbitre, à leur épanouissement personnel, à leurs rêves, pour porter à bout de bras leur famille et aimer, envers et contre tout, le mari qu’on leur a choisi.
Hiya, c’est un remerciement mâtiné d’admiration adressé à toutes les femmes. C’est également une revanche du chorégraphe sur son impuissance d’enfant à aider sa mère et à lui témoigner son amour. Un hommage bouleversant, porté par quatre interprètes formées au hip-hop, au classique ou à la danse contemporaine, toujours sur le fil de rasoir.
3 QUESTIONS À BRAHIM BOUCHELAGHEM
Quel est le point de départ de Hiya ?
En 2004, j’avais rendu hommage à mon père à travers Zahrbat, une pièce sur l’exil et le déracinement. J’ai voulu cette fois saluer le courage de ma mère, dont la vie a été très dure, mais qui a su, en toutes circonstances, prendre sur elle et rester debout, digne, fière.
Comment avez-vous travaillé ?
J’ai demandé aux quatre danseuses de travailler sur le silence, la résignation, la violence ordinaire et l’entraide féminine. Nous nous sommes évidemment appuyés sur le témoignage de ma mère, mais aussi sur leur propre sensibilité pour développer une gestuelle juste, qui traduit la douleur enfouie, la retenue.
À quoi peut-on s’attendre ?
À une succession de tableaux aux atmosphères musicales et lumineuses différentes. J’ai construit Hiya comme un flot de souvenirs remontant à la surface : des flashes, accompagnés de chuchotements et de mots trop longtemps contenus.
En amont de la représentation du spectacle «Hiya (elle) », Brahim Bouchelaghem a décidé de réunir d’une part les danseurs hip hop du Valenciennois et leur structure, et d’autres part des femmes fréquentant l’atelier 4 épingles, afin monter une présentation publique. Ce projet sur la thématique du silence des femmes et du courage des mères reprend le processus de création de Brahim Bouchelaghem qui s’attarde sur la création d’un univers et d’une poétique alliant danse et émotion.
Mise en scène : Brahim Bouchelaghem
Assistant : Rachid Hedli
Slam : Karim Feddal
Musique : J’ai vu aujourd’hui papa/Yann Tiersen ; Que Dieu me pardonne/Lim ; Histoire de ma famille/ Karim Feddal
Durée : 10 minutes environ
Répétitions : les 5, 6, 7, 8 et 9 novembre pour l’atelier danse au Phénix de Valenciennes
Les 30 octobre, 6 ,13 et 19 novembre pour les ateliers de slam à l’atelier 4 épingles et au Phénix de Valenciennes
Répétition générale : le 20 novembre au Phénix de Valenciennes
Danseurs : REMY Brandon, BOUEKARAME Nassim, CLUNPON Younès, GIL Driss, LOUIS Geoffrey, AKAZZOU Hicham, MESSAADI Hocine, KAHISSIM Abba Gzna, TEIXEIRA Christopher.
Femmes : BELHADJ Zohra, RUELLE Nathalie, BOURGARD Marie-José, BOUCEDHA Horia, PETIT Sandy, WISNIEWSKY Helena
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chorégraphie Brahim Bouchelaghem
interprétation Aïda Boudriga, Annabelle Loiseau, Yvonnette Hoareau avec la participation de Brahim Bouchelaghem
musiques originales Nicolas de Zorzi
musiques additionnelles Aleksi Aubry Carlson (Je suis seule ce soir Léo Marjane), Armand Amar, Portico Quartet
lumière Philippe Chambion
scénographie Guillaume de Baudreuil (Tricyclique dol)
avec la collaboration artistique de Marie Greulich
production compagnie zahrbat
coproduction centre chorégraphique national roubaix nord-pas de calais, festival montpellier danse 2012, dans le cadre d’une résidence de création à l’agora, cité internationale de la danse, initiatives d’artistes en danses urbaines - fondation de france - parc de la villette avec le soutien de la caisse des dépôts et de l’acsé et l’avant-scène de cognac, scène conventionnée « inclinée danse »
avec le soutien de la région nord-pas de calais, la ville de roubaix, de la maison des cultures et de la cohésion sociale de molenbeel et du grand studio (bruxelles)
réalisé avec l'aide du ministère de la culture et de la communication et le phénix scène nationale de valenciennes dans le cadre de résidences d'artistes